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Le burn-out

Le burn-out

C’est un mot que nous entendons souvent mais que se cache-t-il derrière ce terme anglo-saxon ?
Il a été utilisé en 1975 par le psychanalyste Herbert J. Freudenberger qui travaillait avec des professionnels de la santé mentale à New York pour décrire un surmenage profond et intense.
Le burn-out se déclare lorsque toutes les ressources physiques, mentales et émotionnelles sont épuisées.

Le burn-out est souvent insidieux. Le stress devient chronique et gagne progressivement du terrain jusqu’au jour où le corps cède à force de ne pas être entendu.
La plupart des gens faisant un burn-out ne l’ont pas senti venir. Le corps envoie des signaux mais peu de gens souffrant de cet épuisement les perçoivent et adaptent leur comportement et habitudes de vie.

Le burn-out est souvent associé au travail mais il touche également les parents, les femmes actives devant mener de front vie professionnelle et vie familiale, les étudiants alliant job alimentaire et études.
En voulant se plier aux contraintes d’une société énergivore qui va toujours de plus en plus vite, le surmenage physique et/ou émotionnel peut entraîner de réelles souffrances corporelles et mentales.
Fort heureusement, chacun d’entre nous possède les ressources nécessaires pour échapper à cette situation d’épuisement.
Il faut alors mettre ne place des solutions pratiques et faciles à utiliser au quotidien. Rester à l’écoute des signaux envoyés par le corps permet de créer un lien salutaire entre le physique et le mental.

Qu’est-ce que le burn-out ?

Les symptômes du burn-out peuvent être classés en niveaux progressifs :
– sentiment de néant, de batterie vide, sautes d’humeur, difficultés de concentration, insomnies, fatigue intense, disparition progressive de la notion de plaisir
– déshumanisation : la personne se met alors « hors sentiments » rendant le rapport à l’autre difficile et compliqué, les relations avec l’entourage perdent de leur valeur
– perte de sens, perte de valeurs, disparition du sentiment d’accomplissement personnel, la personne doute de ses capacités conduisant ainsi à un désintérêt total ou, au contraire, à une hyperactivité. Dans les 2 cas l’efficacité s’amenuise. Le corps subit des tensions de moins en moins supportables.

Que le burn-out soit d’origine professionnelle ou personnelle, un grand nombre de personnes n’ont pas conscience des symptômes. Je vous propose 3 tests, que ce soit pour vous-même ou pour une personne de votre entourage (vous les trouverez facilement sur internet, ils peuvent être réalisés directement en ligne sur certains sites) :
– MBI (Maslach Burnout Inventory)
– l’échelle du stress de Holmes et Rahe
– l’estime de soi de Rosenberg

Les symptômes du burn-out.

– Les symptômes physiques : fatigue persistante, maux de tête, perte d’équilibre, baisse d’énergie, palpitations, brûlures gastriques, douleurs articulaires, problèmes cutanés, boulimie ou anorexie, prise ou perte de poids, nausées, coliques, insomnies, réveils nocturnes
– Les symptômes émotionnels : perte de patience, crise de nerfs ou de larmes, sentiment d’impuissance, manque d’estime de soi, besoin de s’isoler, sentiment de frustration, cynisme, indifférence, dépersonnalisation, anxiété, sentiment d’insécurité, culpabilité
– Les symptômes intellectuels : difficultés de concentration et de mémorisation, manque d’initiatives, attitudes négatives de fuite inhabituelles.

Les personnes en situation de stress intense ont le sentiment que les autres ne comprennent pas leur mode de fonctionnement, leur urgence à « devoir faire », à faire vite et faire bien. Cette frénésie du « faire » conduit alors à l’épuisement.

Qu’est-ce que le stress ?

Le stress est une réaction naturelle biologique et émotionnelle de notre cerveau en réponse à une agression extérieure.
Le mot stress vient du latin « stringere » qui signifie « serrer », « presser ».
En situation de stress le cœur bat plus vite pour envoyer davantage de sang vers les muscles. Les narines, la gorge et les poumons se dilatent pour faciliter l’entrée d’air dans le corps et en plus grande quantité. La respiration devient plus profonde. La vue et le toucher sont eux aussi modifiés pour permettre à tout l’organisme de passer à l’action.

En 1930, le physiologiste canadien Hans Selye définit le stress comme « la réponse non spécifique de l’organisme à toute sollicitation ».
Il décrit 3 phases dans la réaction au stress ou « syndrome général d’adaptation » :
– phase d’alarme : 1ères réactions du corps face à une agression physique ou psychique en mobilisant les défenses pour combattre ou fuir (stress positif ou négatif)
– phase de résistance : réponses que le corps met en oeuvre si le stress s’installe dans la durée. Le stress qui perdure altère les défenses immunitaires et nous rend alors plus vulnérables aux virus et bactéries
– phase d’épuisement : le burn-out devient inévitable. Lors de cette phase toutes les capacités d’adaptation face aux éléments stressants sont épuisées. Les rythmes cardiaque et respiratoire diminuent et les muscles se relâchent. Le corps est dépourvu de force et entraîne le mental dans sa chute.

Le mécanisme du stress naît dans le cerveau avec des échanges entre le cortex préfrontal (lieu d’analyse des informations envoyées par les 5 sens), l’hippocampe (centre de gestion de la mémoire) et l’amygdale (centre des émotions).
Pour des raisons neurologiques, nous sommes donc tous différents face au stress.

Le stress, ami ou ennemi ?

Le stress est une réaction automatique du corps mais nous pouvons le gérer afin d’en faire un ami et non un ennemi.
L’aspiration par la spirale du stress est évitable !
En travaillant à la fois sur le corps, le mental et les émotions, la sophrologie apporte équilibre et harmonie. La méthode vous accompagne sur la voie du bien-être pour rester connecté à vous-même.

laetitia